Dans les années 60, un modèle de calcul d'isolation des bâtiments a été établi par la communauté scientifique.
Ce modèle utilise notamment les résultats issus des essais
à la boîte chaude gardée ou à la plaque chaude gardée, des appareils de laboratoire créés
à l'origine pour les isolants traditionnels épais et homogènes. Ces appareils de laboratoire mesurent en régime stationnaire principalement
la
conductivité thermique de ces produits, soit leur capacité à freiner les déperditions thermiques par
conduction.
PRINCIPE
On place un isolant entre 2 ambiances de températures différentes afin de créer une différence de température (ΔT) et on mesure la quantité d'énergie nécessaire pour maintenir une température constante de chaque côté de l'isolant.
Cette quantité d'énergie est égale au flux thermique traversant le produit.
La mesure est prise lorsque le flux thermique est stabilisé.
De cette mesure de conductivité thermique découle une valeur de résistance thermique R, qui est le rapport entre l'épaisseur (e) et la conductivité thermique (λ) d'un isolant, exprimé en m².K/W (R = e /(λ)).
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À la différence des isolants épais traditionnels qui influent principalement sur les déperditions se produisant par conduction,
la nature spécifique des isolants minces multicouches réflecteurs combinée à une mise en oeuvre entre 2 lames d'air oblige l'énergie à se transmettre par rayonnement plutôt que par conduction ou convection.
Les échanges thermiques par conduction n'interviennent que très faiblement dans le fonctionnement d'un isolant mince multicouche réflecteur.
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La seule mesure de la conductivité thermique n'est pas suffisante pour caractériser les performances thermiques globales des isolants minces multicouches réflecteurs.